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DVD du mois 
Dwight Yoakam
Live from Austin, Texas
 CREAM Royal Albert Hall 2.3.5 et 6 Mai 2005 (Warner Vision) *****
Quelle surprise, quelle joie, quelle claque ! Le groupe mythique est reconstitué, mais pour combien de temps ? Même si ce retour est éphémère, nous n’allons pas nous plaindre. Pour ces concerts au Royal Albert Hall de Londres (en attendant ceux du Madison Square Garden de New York), il est évident que Clapton reste le God. Tant mieux, on peut préférer cela au titre de Slowhand plus commercial. Ses doigts parcourent toujours avec la même verve le manche de sa Fender Stratocaster noire et blanche. Ses phrasés et solos fougueux nous procurent encore l’émotion blues à la « sauce/manière » blanche. Jack Bruce reste efficace, sa voix est belle et profonde, avec son compère Ginger, il forme une rythmique (basse/Batterie) soudée en créant un tempo d’enfer. Ginger Baker n’a pas perdu de sa superbe. Il est déconcertant de facilité aux baguettes. Il doit être satisfait de ce résultat car il a beaucoup fait pour reconstituer un tel trio avec plus ou moins de réussite avec « B.B.M »Baker/Bruce et le guitariste Gary Moore. Le résultat n’avait pas été à la hauteur attendue. Les nostalgiques de cette grande époque vont retrouver les principaux titres qui ont fait la gloire du groupe, de « I’m so glad » de Skip James, mais dans leur style déjanté, en passant par « Spoonful », « N.S.U », « Badge », « Rollin’ and Tumblin’ », « Stormy monday blues », « Born under a bad sign », « Crossroads », les compositions de Jack Bruce « White room », « Sunshine of your love »… et bien d’autres encore, la liste est longue ! Dans ce théâtre plein à craquer, les spectateurs expriment leur bonheur tout au long de ce concert, public chaleureux et discipliné. Ajoutons, les jeux de lumières mettant en valeur les musiciens, et le son irréprochable. Ce double DVD que l’on peut écouter en audio nous réserve 146 minutes de délire musical. Cela nous donne envie d’aller les voir sur scène car leur performance est captivante Bruno Marie | |
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 HOMMAGE AU ROI DU ROCK’N’ROLL Live At Abbey Road (TF1 video) ****
On ne peut que se féliciter de ce genre d’initiative visant à réunir des musiciens prestigieux autour d’un même thème et s’en féliciter d’autant plus que le thème choisi est Elvis Presley avec comme fil conducteur le fameux guitariste Scotty Moore. Même si le résultat n’est pas tout à fait à la hauteur du «Good rockin tonight» évoqué dans un précédent numéro, cet hommage mérite cependant le détour. Ce sont 27 titres qui sont proposés avec autour de Scotty Moore des gens comme Bill Wyman et ses Rhythm Kings qui constituent « l’ossature » du groupe qui accompagne les différents intervenants, anglais pour la plupart. Il y a notamment Steve Gibbons, vieux de la vieille qui interprète « Heartbreak hotel » ou « Jailhouse rock » sans vraiment convaincre de même que l’on se demande ce que le guitariste de jazz aussi doué soit-il vient faire là avec ses longues versions de « Blue moon » ou « Tennesse waltz ». Le reste se révèle beaucoup plus intéressant avec une version de « Don’t » par le Pink Floyd David Gilmour ou un Mark Knopfler qui interprète « bay let’s play house » et « Blue moon of Kentucky » mais le plus convaincant de tous se révèle être Eric Clapton très percutant sur le plan vocal sur « That’s ll right mama » et surtout un superbe « Mistery train ». Il y a également deux dignes représentants du rock’n’roll anglais en la personne de Paul Ansell du groupe Number 9, dont la passion pour le rock’n’roll et la country music est bien connu. Il a même enregistré il y a quelques temps un disque dans les studios SUN auquel avait participé Scotty Moore. Il interprète ici des morceaux comme « Mess of blues », « I forgot to remmeber to forget » et un très bon « Shake rattle and roll ». Autre figure passionnante du rock’n’roll, Mike Sanchez que l’on avait découvert dans les Big Town Playboys, il y a quelques année et qui figure aussi dans les Rhythm Kings de Bill Wyman. Le garçon a une sacrée énergie et interprète, entre autres, ici des chansons comme « All shook up », « My baby left me » ou « Lawdy Miss Claudie ». Il faut ajouter enfin la présence de deux éminents guitaristes, celle de Ron Wood très discret sur quelques morceaux et celle d’Albert Lee omniprésent sur tout cet enregistrement, jouant de la guitare avec sa bravoure habituelle mais chantant aussi « Tryin to get to you », « Blue suede shoes » et surtout un solide « Hound dog » en final avec participation de ses collègues. Ce DVD offre plein de bonus avec des répétitions et des interviews dont une très intéressante de Scotty Moore. Même si tout n’est pas parfait dans cet enregistrement live, il n’en demeure pas moins riche du savoir faire des participants et de l’intérêt porté, par eux, à cet hommage au King. Gérard Desméroux | |