Jean Vincent

 

Extrait article "Sur la route de Memphis" n° 68 (3ème trimestre 2002)

Le 24 juillet à Villeneuve sur Lot s'est déroulé un spectacle de rock'n'roll gratuit organisé par l'association Routes du Rock et la municipalité. Malgré quelques inquiétudes liées à la pluie quasi continue de l’après-midi, le concert a pu se dérouler en extérieur sans la moindre goutte de pluie.

 

La soirée a commencé avec les incontournables Route 66, toujours aussi énergiques, avec comme à leur habitude des morceaux biens rodés et quelques nouveautés pour notre plus grand plaisir. Ils ont abandonné depuis longtemps les compositions originales et les titres en français pour peaufiner des classiques solides et carrés allant de Chuck Berry à Creedence Clearwater en passant par Presley avec en prime cette fois des morceaux des Everly Brothers. On ne se lasse pas de « Around and around » ou « Baby I don't care » et on découvre avec intérêt « Wake up Litttle Susie » et « Cadillac walk ».

 

Les fans de rock'n'roll étaient présents et ils sont encore nombreux, les danseurs de rock'n'roll aussi et rien de tel pour mettre l'ambiance.

Jean Vincent et Graham Fenton "Matchbox"

JEAN VINCENT monte sur scène toute habillée de cuir et le rock'n'roll est soudain plus vivant que jamais. Accompagnée par Route 66 son show débute par « Let's have a party » pour se terminer avec « Long tall Sally » et « Johnny B Good » en rappel.

 Il s'agit donc bien de rock'n'roll. Entre des titres de Wanda Jackson et Brenda Lee comme « Stupid cupid », « Mean mean mean», «Jambalaya» ou «Fujyama mama», du Presley avec « A mess of blues », « Such a night » ou « Hound dog », du Gene Vincent avec « Say mama » et « Blue jean bop » et quelques morceaux plus sixties comme « The wonderer», le tout parfaitement interprété. Jean Vincent sait chanter, sait moduler sa voix, elle a toutes les qualités d'une grande.

Gérard DESMEROUX


CD de Jean Vincent (2002)

Rock'n'Roll Routes

(Raucous Records RAUCD 110)

*****

Jean Vincent n'est pas une inconnue pour les lecteurs de « Sur la Route de Memphis », en effet l'association Routes du Rock l’a fait venir à deux reprises dans le sud ouest et s'apprête à la refaire venir cet été. Elle s'est aussi produite récemment dans la région de Bourges avec les Flyin Saucers et Freddie Bell. Jean Vincent est certainement ce qui se fait de mieux en Europe en matière de rock’n’roll. Jean Vincent n'est pas une chanteuse de country qui ferait du rock’n'roll de temps en temps, c'est une authentique chanteuse de rock’n’roll qui revendique haut et fort sa passion pour Gene Vincent (on s'en serait douté) pour Elvis Presley mais aussi pour Wanda Jackson, Brenda Lee ou Janis Martin. Ce disque comporte 16 chansons enregistrées entre 1984 et 2002 ainsi que 4 mini interviews dans lesquels Jean Vincent raconte sa passion pour la musique. Jean Vincent est accompagnée par différentes formations musicales, différents musiciens parmi lesquels on peut remarquer The Lennerokers, Tommy Sands, le Bravo Boys et quelques autres (à l'intérieur de la jaquette, une belle photo de Jean Vincent avec « nos » valeureux Route 66), elle a écrit la moitié des titres qui sont en parfaite harmonie avec les autres titres. La majorité des titres sont très rock’n'roll avec voix rageuse et accompagnement musclé. La charmante jeune femme se transforme en tigresse dès qu'elle est devant une micro et ça décoiffe. Comme résister «Gene's on the juke box» chanson écrite par Jean en hommage au grand Gene Vincent mais, il y a aussi une belle Brochettes de titres plus sauvages les uns que les autres comme le classique « Cast iron arm », le très Bob Diddley « Just like Judy » ou « Hoochie coochie daddy » avec The Lennerockers, sans oublier le sympathique « Everbody wants to be a cast » ou le désopilant western rock « The deadwood stage », son premier succès en Angleterre en 1985. Il y a aussi quelques balades comme « Don't think I can make it tonight » ou « If that was love » qui devrait en faire fondre plus d'un. On trouve enfin quelques titres qui sonnent sixties comme « Swinging on a star » («Tu ne fais rien à l’école» par Richard Anthony) que Jean chante avec Tommy Sands ou « Fireball » qui grimpa dans les hits parades en Suède. Du vrai rock’n’roll comme on en fait malheureusement de moins en moins souvent.

Gérard DESMEROUX

Pour se procurer ce disque www.raucousmusic.com


Extrait article "Sur la route de Memphis" n° 65 (4ème trimestre 2001)

Festival de la Baïse au Mississippi

 

Le dimanche 6 octobre 2001, en matinée … et sans que cela ait à voir avec un thé dansant, ROUTE 66  a  envoyé un rock’n’roll toujours très carré  avec des interprétations allant de "Baby I don’t care" à  un excellent "Gloria " en passant par "Midnight special". Le genre de prestation virile dont on ne se lasse pas.  Le groupe accompagne ensuite JEAN VINCENT. 

Jean Vincent, c’est de la dynamite, c’est du rock’n’roll, ce sont des morceaux qui commencent par un cri et s’interprètent à fond la caisse. Jean Vincent, c’est certainement ce qui se fait de mieux en Europe  dans le genre. Habillée de cuir noir, elle  passe d’une séquence sixties avec "wonderer " à une séquence féminine avec "Let’s have a party" et " Walkin at midnight"  puis une séquence Gene Vincent avec "Be bop a Lula", "Say mama" et "Blue jean bop". Un rappel torride avec "Johnny Be Good" et surtout un renversant "Long tall Sally" pour terminer en beauté cette troisième édition du festival "De la Baïse au Mississippi".

Gérard DESMEROUX


Extrait article "Sur la route de Memphis" n° 60 (3ème trimestre 2000)

Rockin Condom 2000

 

Route 66 accompagne ensuite Jean Vincent, Route 66 est d'ailleurs le groupe idéal pour accompagner chanteurs et chanteuses de rock’n’roll. Route 66 donne du punch à tous ceux qui chantent avec eux et retrouvent ainsi une part de l’esprit rock qui s'est souvent étiolé chez certains au fil des ans.

 Jean Vincent est anglaise, elle doit son nom de scène à une malformation de la hanche qui la fait boiter et constitue ainsi la référence évidente à un certain Gene Vincent. Cette jolie blonde a obtenu un succès national en 1989 et depuis ne cesse de chanter du rock’n’roll. Elle se présente sur scène vêtue de simili cuir noir (jolie mini jupe) et dés quelle ouvre la bouche pour attaquer « Hard headed woman », le public est sous le choc et sous le charme. Quelle force dans son interprétation ! Et on retombe dans la problématique soulevée par une Linda Gail Lewis interprétant mieux certains titres que son auguste frère. Jean Vincent enfonce le clou avec « fujyama mamna » et « Stupid cupid », tous deux superbes. Et ce n'est pas fini, car dans les titres plus lents, les qualités vocales de Jean Vincent deviennent encore plus évidentes. Sa version de « Such a night » est aussi une belle réussite. Ricky Norton monte sur scène pour chanter « Blue Jean bop » en duo et le show s'enchaîne avec « hound dog », « A mess of blues », « Let's have a party », « Sweet nothin », « The wonderer » et un final en force et sous la pluie : « hight school confidential » et « Long tall Sally ». Le répertoire est à lui seul une indication de la « virilité » du spectacle.

Gérard DESMEROUX

 

Magazine

Sur la Route de Memphis

 

Accueil | Les News | Dates de concerts | Le Festival | Le magazine | Contact | Les CD | Les DVD | Interviews

Les Elvis | Souvenirs souvenirs | Les dédicaces | L'équipe | les Bons Plans | Petites annonces | Les Liens